Si la crise sanitaire actuelle a montré les failles d’une désindustrialisaion massive, elle a également mis en exergue l’opportunité qui s’offre à la France pour construire un nouveau « récit industriel » au service des territoires et de l’emploi. Par ce nouvel «alignement des planètes», l’industrie pourrait devenir un outil de cohésion sociale et un tremplin pour l’emploi, notamment pour les jeunes générations, qui sont les forces vives de demain.

 

Nouveaux métiers, nouveaux besoins en formation

Avec l’arrivée de l’IoT (Internet des objets), de l’Intelligence Artificielle (IA) et de la digitalisation, l’industrie du futur constitue un formidable réservoir d’emplois. Et le Plan France Relance, porté par le gouvernement, entend accompagner cette quatrième révolution industrielle en replaçant l’humain au cœur des usines. Certes, ce sont les machines qui brassent les données, mais encore faut-il savoir les collecter, trier, classer et analyser, afin qu’elles soient pertinentes. Cette mutation digitale exige de nouvelles organisations et de nouvelles compétences pour en tirer le meilleur profit. En ce sens, la plupart des emplois industriels de demain n’existent pas encore aujourd’hui.

 

Richesse et diversité des métiers

C’est donc toute la filière des métiers industriels, dans son intégralité, qui doit s’adapter à cette nouvelle donne. Les établissements de formation ont leur rôle à jouer et doivent à cet égard, multiplier les passerelles entre l’industrie et la formation initiale ou continue.

Si l’industrie peine encore à attirer les talents, qui plus est dans des territoires longtemps délaissés, l’expérience montre qu’un passage par l’alternance ou l’apprentissage lève les freins. Que ce soit au travers des journées Portes Ouvertes organisées lors de la Semaine de l’Industrie ou lors de manifestations ponctuelles, les filières industrielles doivent sortir de l’ombre et montrer la richesse et la diversité de leurs métiers.

Du technicien au PDG, en passant par les ingénieurs diplômés de grande école et les ouvriers, tous les métiers cohabitent dans ce formidable creuset, des plus manuels aux plus intellectuels. Tous les âges s’y côtoient, du jeune apprenti jusqu’au chercheur émérite. L’industrie est aussi un terrain propice aux initiatives de formations inclusives, à destination de publics en réinsertion ou éloignés de l’emploi.

Pour se saisir pleinement du sujet, le Plan de Relance met l’accent sur divers dispositifs de soutien aux industriels, qui souhaitent recruter de nouvelles compétencesformer ou maintenir dans l’emploi leurs salariés, afin de construire aujourd’hui l’industrie de demain.

Entretien avec Laurent Champaney, Directeur général, Arts et Métiers

"La French Fab doit progresser au sein de l’enseignement supérieur"

Laurent Champaney est Directeur Général d’Arts et Métiers (école membre de l’Alliance pour l’industrie du futur) et vice-président de la Conférence des grandes écoles.

Quelles sont les attentes des industriels vis-à-vis des jeunes diplômés ?

Si elles savent gérer les verrous technologiques de la transition écologique, les entreprises ont réellement besoin de jeunes capables de les accompagner à la mise en oeuvre, mais elles peinent parfois à les attirer dans les territoires. D’ailleurs, certaines choisissent de s’installer dans des lieux isolés et de former elles-mêmes les employés recrutés localement. En outre, au sein des ETI, qui n’avaient plus embauché depuis des années, la transmission entre cadres en place et jeunes diplômés ne va pas toujours de soi. Ces derniers doivent donc être particulièrement bien préparés à ces enjeux.

Est-ce le cas des étudiants que vous formez ?

Fidèle à son histoire, Arts et Métiers ParisTech a vocation à former des ingénieurs capables d’accompagner l’industrie dans ses transitions. Nos étudiants sont ainsi préparés aux nouveaux enjeux, y compris humains et éthiques, liés en particulier aux usages du digital. Mais pour amener une entreprise industrielle à devenir plus respectueuse des hommes et de l’environnement, ils doivent aussi être capables d’acquérir une nouvelle culture et de construire un collectif humain fort. Ils y sont préparés par l’entretien de la culture des Gadz’Arts (« Gars des Arts ») héritée du passé militaire de l’école et par les multiples activités qu’ils organisent en commun.

Quels liens entretiennent-ils avec les territoires et la société civile ?

À l’image de ce que font les entreprises dans le cadre de leur politique de RSE, nous impliquons nos étudiants auprès des collectivités locales. Grâce à notre maillage territorial de huit campus, nous avons établi des relations avec d’autres partenaires que les très grandes entreprises implantées en région parisienne. Dans le cadre de leurs activités associatives, nos étudiants sont par exemple amenés à travailler au service des enfants, des personnes âgées ou encore des plus démunis autour de leur campus, et certains vont présenter l’école auprès de lycéens et de collégiens de tous milieux.

Je le répète à nos étudiants : « L’aventure industrielle, plus respectueuse des hommes et de l’environnement, c’est vous qui en serez les acteurs. » Mais on manque de séries et de documentaires montrant une industrie au service de la société, et malgré le soutien affiché par l’État, l’esprit French Fab ne prend pas encore assez dans l’enseignement supérieur.

1/3 - Quels dispositifs associés?

L'aide à l'embauche des jeunes

Ce dispositif s’adresse aux entreprises et associations, quelle que soit leur taille, qui souhaite embaucher un jeune de moins de 26 ans.

Pour en bénéficier, vous devez :

  • Embaucher entre le 1er août 2020 et le 31 janvier 2021 un jeune de moins de 26 ans
  • Embaucher cette personne en CDI, en CDI intérimaire ou en CDD pour une période d’au moins 3 mois
  • Sa rémunération doit être inférieure ou égale à 2 fois le montant du SMIC
  • Ne pas avoir procédé à un licenciement économique sur le poste concerné depuis le 1er janvier 2020.
Traitement de l'air 6
2/3 - Quels dispositifs associés?

Le volontariat territorial en entreprise (VTE)

Ce programme est un réel tremplin professionnel grâce à une prise de responsabilités importantes dans les PME et ETI industrielles sur tout le territoire français. Prochainement, un VTE vert, spécialement dédié aux sujets de la transition écologique et énergétique va être lancé pour les entreprises qui souhaitent mettre en place un plan d’action accélérant leur transition vers un modèle plus vertueux sur le plan environnemental.

Les missions porteront principalement sur la réduction de l’empreinte carbone d’une entreprise, l’amélioration de l’impact environnemental d’une activité et la transition de la chaine logistique.

Traitement de l'air 6
3/3 - Quels dispositifs associés?

Aide pour le recrutement en apprentissage ou en contrat de professionnalisation

Dans le cadre du plan #1jeune1solution, les PME peuvent bénéficier d’une aide exceptionnelle, si elle recrute un salarié en contrat d’apprentissage (jusqu’au niveau master).

Traitement de l'air 6
bannière RSE

Nos engagements RSE

Chez ENGIE Solutions, la RSE est au cœur de nos engagements et l’importance d’outils tels que le rapport RSE, particulièrement en temps de crise sanitaire et climatique, est une évidence. Collaborateurs, clients, partenaires : nous sommes tous concernés et nous savons que les attentes de nos parties prenantes en matière de RSE ne font que croître, à juste titre.

Image