Lesaffre décarbone sa plus grande levurerie 

Acteur majeur dans le domaine de la fermentation depuis 170 ans, Lesaffre a choisi ENGIE Solutions pour valoriser la chaleur fatale de sa plus grande levurerie située à Marcq-en Baroeul (59). Grâce aux deux pompes à chaleur de forte puissance qui seront installées en 2025, l’usine pourra réutiliser la chaleur créée par son activité de fermentation. Elle évitera ainsi l’émission de 30 000 tonnes de CO₂ par an et réduira sa consommation d’eau de 150 000 m3 par an.

Réduire massivement l’empreinte carbone du site

Depuis plusieurs années, Lesaffre s’est engagé dans une dynamique de décarbonation de ses sites de production. Afin de maîtriser son empreinte carbone et sa consommation d'énergie, le groupe a défini une feuille de route basée sur sept piliers : améliorer l’efficacité énergétique, déployer l’électrification, utiliser la biomasse et les produits dérivés, optimiser l’utilisation des biogaz, développer les énergies renouvelables, engager des contrats à long terme avec des fournisseurs d’énergies vertes, et enfin mesurer et valoriser les émissions évitées. C’est dans le cadre de cette démarche que Lesaffre a noué un partenariat avec ENGIE Solutions sur 15 ans afin de réduire massivement l’empreinte carbone de sa plus grande levurerie située à Marcq-en-Barœul.

Capter la chaleur pour la réutiliser

Pour ce faire, ENGIE Solutions va à la fois concevoir, financer, réaliser, exploiter et assurer la maintenance d’une unité de récupération de chaleur fatale qui décarbonera les deux tiers de la production de chaleur du site. Mise en service en 2025, cette unité sera composée de deux pompes à chaleur d’une puissance totale de 19 MWth qui récupèreront la chaleur produite dans l’atelier de fermentation pour alimenter l’atelier de séchage des levures.

Concrètement, les pompes à chaleur permettront de récupérer la chaleur fatale générée par la fermentation lors de l’étape de multiplication cellulaire des levures (à 28°), de la rehausser thermiquement et d’alimenter une boucle d’eau chaude (à 90°). Celle-ci distribuera ensuite l’énergie thermique sur plusieurs échangeurs  pour chauffer l’air requis pour le  séchage des levures.

Réduire les énergies carbonées et les besoins en eau

De ce fait, l’activité de la chaufferie gaz qui alimente actuellement l’atelier de séchage sera nettement diminuée. Les nouvelles installations permettront également de réduire l’utilisation des tours aéroréfrigérantes qui dissipent aujourd’hui à l’atmosphère, la chaleur qui sera récupérée demain. Par conséquent, les consommations d’eau de forage nécessaire au fonctionnement des tours aéroréfrigérantes seront, elles aussi fortement réduites. Résultat, l’unité de récupération de chaleur fatale permettra de couvrir pas loin de 70% des besoins en chaleur du site tout en évitant l’émission d’environ 30 000 tonnes de CO₂ par an et en économisant 150000 m³ d’eau chaque année.

Une innovation technique soutenue par l’ADEME

En valorisant les effluents énergétiques du process de production de la levurerie, l’unité de récupération de chaleur fatale permettra au site de réduire drastiquement sa dépendance aux énergies fossiles. Innovant et vertueux, ce projet est lauréat de l’appel à projet de décarbonation de l’industrie de l’ADEME. Il bénéficie à ce titre de 5,6 millions d'euros de subvention.

Chiffres clés

30 000
tonnes de CO₂
évitées par an
150 000
d’eau économisés par an
19
MWth
produite par 1 pompe à chaleur
5,6
M€
de subvention

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